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PARIS-ANDORRE-GIBRALTAR : 30mai –16juin 2009 – 2600 km. Un périple à trois, puis 2, puis 1 :
"4ème escapade sur les routes d’Espagne; celle-ci traversera le pays pour rejoindre Gibraltar."
Henri P et Michel C s’équipent de sacoches pour rouler en itinérant sur le T.U européen Paris-Andorre

Samedi 30 mai, 7h, Porte d’Orléans : 6 Bellevillois(ses) sont là pour nous encourager, faire des photos et nous accompagner en ce début de première journée.Sortie de Paris par la N20, Longjumeau, puis direction la Ferté Allais.Là sera la première pause café agrémentée d’un gâteau (offert par le président) ; un moment très convivial puis c’est l’heure de se séparer, sous un beau soleil.
Notre trio cherche ses marques, il faudra s’habituer à rouler avec des bagages. Dans la Beauce, à la sortie d’un village, Annie nous fait la surprise d’un ravitaillement inattendu et prend les 1ères photos de notre voyage.
Cette première étape nous conduit au Château du Bois Rabot.
Des châteaux en Espagne, il y en aura d’autres! Rejoindre Andorre à vélo, c’est traverser la France par ses régions; après l’Ile de France et le Centre : le Limousin avec ses premières bosses et son relief accentué nous conduit à Guéret puis à Brive la Gaillarde.
Très vite nous arrivons en Midi-Pyrénées, traversant le Quercy, ses Causses, ses sites pittoresques avec une halte à Rocamadour et faisons étape à Montauban, Porte du Midi où nous rejoint un quatrième cyclo, Jean Marie, un aurillacoisToulouse, la ville rose nous accueille ; routes faciles pour arriver à Pamiers, Foix, et nous apercevons les Pyrénées.

L’étape dans la vallée de l’Ariège à Tarascon sur Ariège est un parfait réconfort pour grimper le lendemain
7 heures 30mn, il pleut sur la principauté. J’enfourche mon vélo et je roule une dizaine de kilomètres pour arriver à la frontière espagnole. Des voitures, des camions, il en sera ainsi durant 20 km car c’est l’unique route, un grand panneau indique que nous sommes en Catalogne. Ensuite, on peut voir des villages hauts perchés sur les collines et puis s’enchaîne une série de tunnels, par moins de 10. Cette route me conduit à Lleida, accès difficile par des voies expresses.
J’ai l’impression que l’aventure commence là, car les paysages sont déjà différents : un parcours dans les vergers à perte de vue, et passé la rivière, à Mequinenza , c’est la montée vers le plateau qui me conduit à Caspé, charmant village puis Calanda, où je décide de faire étape.
Cette région traversée est l’Aragon puis viendra Teruel, ville historique ; je me désaltère dans un café où il y a une animation bruyante : une corrida à la télé !Gêné par le vent sur ces routes touristiques, il faut à nouveau grimper, redescendre et découvrir de nouvelles sierras. Cuenca sera ma prochaine étape.J’ai besoin de soigner ma monture, et profite d’une station pour faire un mini entretien, nettoyer et huiler la mécanique.
Sans trop de difficultés je rentre dans Madrid ; à un feu rouge un cyclo ex coursier vient à ma hauteur et me facilite le trajet pour trouver ma réservation. Au cours de ces premières étapes espagnoles, j’ai apprécié les hébergements en ville : hostales et auberges de jeunesse, un peu moins les petits déjeuners peu copieux compensés vers les 10 heures par les fameuses tortillas.Je m’accorde une étape plus courte afin de visiter Tolède. Certes une demi-journée est bien insuffisante. A partir de ce jour, la chaleur devient accablante.
Mon parcours se poursuit avec l’Andalousie. Changement de décor : plateaux arides, traversée du Parque Nacional Cabaneros, peu de villages, prudence pour gérer les bidons. Confusion entre Arroba De Los Montes et Alcoba De Los Montes, mon hébergement est incertain, finalement j’ai de la chance et trouve un Centre de Vacances pour moi tout seul, et par bonheur, je peux me réconforter devant une bonne table dans un café typique et très sympathique.
En me dirigeant vers Almaden, une variété dans les paysages : des oliviers sur les hauteurs, les moissons vont bon train sur les plateaux. Encore une journée bien chaude et pour preuve en arrivant à Cordoba, le thermomètre indique 43°.
Soirée en ville, quartier de Mesquita Cathédral, c’est très beau. Ma décision est prise : je vais réduire mes distances journalières et rouler le matin à cause de la chaleur. Sorti de Cordoba, je rencontre quelques cyclos qui m’indiquent la route et l’un d’entre eux a la gentillesse de rouler avec moi pendant 40 km en direction d’Osuna. Content d’arriver de bonne heure, oui, mais toute la ville fait la sieste !
A l’entrée de Gaucin, après une étape très montagneuse avec des paysages magnifiques, voyant mon vélo, un cyclo lui aussi bien chargé s’arrête : très gentil, parlant remarquablement bien le français, un jeune, parti d’Autriche me raconte son périple, déjà 3000km, quelques soucis mécaniques et repart rapidement voulant arriver à Gibraltar dans la soirée.Partie de Séville en voiture, Annie doit me rejoindre ce soir.

L’ultime étape, la descente sur Gibraltar sera une formalité et quelle joie d’apercevoir le Rocher et très vite la mer. Cette courte étape nous laisse le temps de savourer le passage de la frontière, de photographier, de jouer les touristes en écrivant des cartes postales qui à ce jour ne sont pas encore arrivées. Epreuve difficile que d’obtenir un cachet de Gibraltar pour la feuille de route. Parcours sans incident, une seule crevaison, et une seule ombre, la chaleur. »
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